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Phantom 4 Pro, les essais en vol !

DRONEVOLT 27 février 2017 Drone, Tests Commentaires fermés sur Phantom 4 Pro, les essais en vol !

Deuxième Partie.

Sans vous dévoiler la conclusion, nous pouvons dès à présent vous dire que le P4 Pro nous a fait une forte impression à la vue de ses qualités de vol et surtout par ses qualités en prise de vue. Dans cette deuxième partie nous allons nous intéresser aux qualités de vol de l’un des fleurons de la marque.

Une nouvelle application DJI 4

Cette fois il ne s’agit pas d’une mise à jour mais bel et bien d’une nouvelle interface dédiée aux tous derniers Phantom de la marque. Désormais les derniers nés de DJI (à partir du Mavic Pro) sont commandés par cette interface.

Au fil des ans, l’interface de DJI Go s’est enrichie, peut être un peu trop. Nous vous conseillons de manipuler celle ci avant vos premiers vols, ne serait ce qu’en utilisant le simulateur de vol.

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En vol.

Le décollage ne pose pas de problème particulier. A ce titre la fonction décollage automatique fonctionne parfaitement tout comme l’atterrissage automatique. Sinon la séquence est toujours identique en croisant les deux manches vers le bas et le centre ce qui permet de démarrer les moteurs.

Une fois en vol le P4 Pro ne bouge pas d’un iota. Chaque génération apporte de nouvelles améliorations qui renforcent le sentiment de sécurité. Ici nous avons une batterie de capteurs anti collision. Elle permet au débutant voire à l’opérateur solo de filmer tout en assurant la sécurité frontale, latérale, arrière. Autant dire que nous avons là un héritage bulle de protection autour du P4 pro.

D’énormes progrès ont été réalisés en terme de détection. La détection est active à 100 % pour une vitesse inférieure à 22 km/h. Au delà seule la détection frontale est active (et inactive en mode Sport). Le mode anti collision est efficace sur la majorité des obstacles mais les câbles à haute tension, les branches d’arbres ne sont pas reconnus.

Autant dire que ce système est efficace pour les débutants voire pour les pilotes évoluant dans un environnement très contraignant. La majorité des opérateurs désactivent l’anti collision pour avoir une plus grande marge de manoeuvre lors des prises de vue.  Sur la photo ci dessous, l’anti collision est activée du fait de la présence du pilote.

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De 0 à 70 km/h en 3 secondes !

Depuis le P4, DJI a considérablement augmenté la puissance de ses drones. Le P4 Pro ne déroge pas à la règle et dès lors que vous avez activé le mode « Multiple Flight Modes » dans l’application vous pourrez basculer en mode S (pour Sport). Le P4 Pro devient une petite balle qui vole à plus de 70 km/h. Dans ce mode, le GPS est toujours actif « ce qui est rassurant » du fait des distances parcourues. Outre le plaisir de voler vite, nous pouvons y voir un avantage certain afin de relier 2 points de prise de vue. Dans ce mode la nacelle ne bronche pas et compense parfaitement les mouvements en translation. (cf photo ci dessous).

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Tapfly, Active Track, Draw, Tripod, Gesture

Toutes les fonctions du mode P !

Dès lors que vous basculez l’interrupteur en mode P, vous pourrez basculer sur les différents modes de vol en cliquant sur l’icône représentée par la télécommande.

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Un panneau s’ouvre alors avec les différents modes de vol.

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Parmi tous les modes, seuls certains modes nous paraissent utiles voire indispensables. Nous pensons au mode Active Track qui permet de suivre un sujet dès lors qu’il est « verrouillé ».  Sur des sujets contrastés, voire assez grands, l’Active track est particulièrement efficace. La prise de vue est réalisée sans « à-coups » et permet de dégrossir une prise de vue en mode solo.

Nous adorons cette fonction qui s’avère idéale pour suivre un véhicule en mouvement par exemple. Capture d’écran 2017-02-22 à 06.04.41

Draw  une nouvelle dimension, celle de  la réalité augmentée 

Nous avons découvert la fonction Draw au cours de cet essai et même si elle peut paraître « gadget » dans un premier temps elle offre à l’utilisateur une nouvelle approche du vol en réalité augmentée. Dans ce mode « semi-automatique », l’anti-collision joue parfaitement son rôle et permet de voir avec quelle facilité le P4 Pro va suivre la ligne tracée à l’écran tout en évitant les obstacles sur sa route. Dans ce mode comme dans les autres d’ailleurs, il est possible de régler la vitesse (en m/s). Après plusieurs essais la conclusion est encourageante. Seul le fait de ne pas pouvoir orienter la nacelle sur 360° bride cette  fonction. En effet en prenant l’exemple ci dessous, nous aurions aimé suivre l’arbre pendant la translation ce qui n’est pas possible dans le mode Draw.

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Tapfly le vol tout automatique

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Dans ce mode, le vol est automatisé. Vous pointez un endroit sur l’écran et le P4 va suivre la direction indiquée. L’avantage se situe dans la gestion de la trajectoire. En effet il m’arrive lors de long travelling et sans m’en rendre compte de donner des actions sur le lacet ce qui est visible lors de la visualisation en post production. Ici il n’en n’est rien. La trajectoire est tendue à souhait.

Gesture,

Cette fonction est dédiée au photo ou vidéo sans radio. Le P4 Pro reconnait certains gestes qui permettent de faire un selfie sans la Radio en main.

Une nouvelle caméra toujours plus Pro !

Si la nacelle ne change pas avec ses deux moteurs pour le tilt et son moteur pour le yaw, la différence est ailleurs ! DJI a retravaillé sa caméra qui se rapproche de plus en en plus d’un véritable appareil photo.

Un nouveau capteur voit le jour. Il s’agit d’un Cmos de 1 pouce, offrant un bien meilleur traitement de l’image que sur les versions précédentes.  La raison est simple, la taille des photosites permet d’accumuler plus d’information dans un premier temps tout en conservant un bruit numérique faible (du fait de leur espacement).

L’obturateur est désormais à lamelle permettant de faire varier l’ouverture (de f2,8 à f11). L’avantage premier outre le changement de diaphragme (profondeur de champ) est de supprimer le phénomène de rolling shutter caractéristique sur les capteurs CMos.

Pour conclure sur la partie vol, le P4 pro respire la solidité, aussi bien sur le hard que sur le soft. L’autonomie ne cesse d’augmenter et nous avons largement dépassé les 20 minutes avec une marge de sécurité. Quant à la précision à l’atterrissage, celle ci est améliorée par une nouvelle fonction appelée « landing protection » qui fera une cartographie du terrain au décollage pour améliorer le retour en mode automatique.

Mode photo, quoi de nouveau sous le soleil ? 

Nous ne reviendrons pas sur l’intérêt d’un obturateur mécanique, qui sur le P4 permet à l’instar d’un réflexe de régler tous les paramètres de prise de vue (vitesse et diaph’).

Le résultat est des plus prometteurs en offrant un contraste supérieur à la génération précédente tout en préservant les détails dans l’image.

L’autofocus est apparu sur le mavic Pro et demande une période d’adaptation faute de quoi vous rentrerez avec des images floues par défaut de mise au point. Il faut veiller à faire le point de manière manuelle soit sur l’écran soit en faisant une demi pression sur le déclencheur. C’est une nouveauté que l’on retrouve sur  cette nouvelle radio.

Comme la photo le montre, il est possible de régler la prise de vue de manière manuelle ce que nous conseillons. En effet cela permet de jouer sur les paramètres comme la sensibilité et de ne pas bruiter l’image de manière excessive. Nous avons obtenu de bons résultats jusque 800 iso. Au delà cela reste exploitable (jusque 1600).

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Jepeg ou Raw lequel choisir ? 

Depuis que le format DNG (Raw) est disponible sur nos drones, il est difficile de s’en passer ne serait-ce que pour pleinement tirer parti des informations transmises. Malgré le capteur de 1 pouce, équivalent à un compact semi pro comme le Canon G9x, le Panasonic TZ100 ou le Sony RX 100 il est toujours agréable de reprendre l’exposition et d’améliorer le contraste général d’une photo. La prise de vue en vol demande de l’investissement aussi bien en temps qu’en matériel et il est parfois difficile de revenir sur un site de vol, voire d’obtenir une autorisation. Autant mettre toutes les chances de son côté. Côté photo, le capteur fait 20 Mpxl, soit 40 % de pixels supplémentaires et 70 % de surface de capteur en plus  que le P4. Cela signifie que compte tenu de la taille du capteur, la gestion du bruit sera bien meilleure.

L’optique bien que retravaillée (a t’elle changée de formule optique entre les deux générations ?) présente un meilleur piqué au centre que sur les bords. Ce constat est  assez logique sur de telles focales, ici un 24 mm (moins large que le P4 qui possède un 20 mm). Voilà donc une marge d’évolution pour les prochaines générations. Nul doute que le partenariat technologique avec Hasselblad permettra de profiter de transferts technologiques avec cette entreprise historique.

Visuellement cela laisse un sentiment de « mollesse » dans les angles avec des franges colorées (cf photo de l’arbre en haut à gauche ci-dessous). Malgré tout, ces aberrations chromatiques sont plutôt bien contenues et ne seront pas rédhibitoires surtout qu’il est très facile de corriger ces premières avec un logiciel comme lightroom.

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Capture d’écran 2017-02-22 à 07.22.53

Mode vidéo 4 k à 60 i/s 

L’arrivée du codec H 265 était attendu par les pros (meilleur débit, meilleure restitution des détails). Dans ce format il est possible de filmer à 30 i/s. Pour obtenir de meilleurs ralentis, il faudra se tourner vers le h264 qui lui permet de filmer à 60 i/s.

A noter que le débit est de l’ordre de 100 mb/s en filmant en Raw ce qui offre à nouveau de nombreux avantages en post production.

Pour traiter ces vidéos dans de telles résolutions, il vous faudra une bonne carte graphique épaulée avec une quantité suffisante de mémoire vive.

Nous avons fait une série de prise de vue afin que vous puissiez vous faire une idée de la qualité en 4K. La vidéo démontre que le capteur donne le meilleur dans sa résolution native. Les détails fourmillent et la dynamique du capteur permet de corriger les écarts d’exposition. Les vidéos sont contrastée et l’effet de rolling Shuter a complètement disparu du fait du diaphragme mécanique.

Phantom 4 pro+

Avant de faire une conclusion générale, nous vous rappelons la présence d’un frère jumeau du P4 pro à savoir le P4 pro + qui offre une tablette Android intégrée à la radio. Nous n’avons pas eu l’occasion de l’essayer mais les premiers retours sont très bons du fait d’un écran très lumineux et de l’intégration du retour vidéo sur la radio. Cette version est 300 euros plus chère que la version de base mais permet de se passer d’un smartphone dernière génération pour avoir un tel retour.dji-phantom-4-pro-avec-ecran-integreConclusion 

Avec le P4 Pro, DJI signe un sans faute. Outre ses qualités de vol (anti- collision, redondance des systèmes, nouveau capteur), Le P4 Pro a su nous surprendre par la qualité de sa caméra. Une telle machine ravira les photographes soucieux de la qualité d’image ainsi que les vidéastes qui désirent obtenir des vidéos de qualité professionnelle.

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Caractéristiques techniques

Drone

Poids : 1388 grammes

Diagonale de moteur à moteur : 35 cm

Vitesse ascensionnelle max : 6 m/s en mode Sport, 5 m/s en mode P (Normal avec GPS)

Vitesse de descente max : 4 m/s en mode Sport, 3 m/s en mode P

Vitesse max : 72 km/h en mode Sport, 50 km/h en mode P

Inclinaison max : 42°en mode Sport, 25° en mode P

Vitesse angulaire max : 250°/s en mode Sport, 25°/s en mode P

Altitude de vol max : 6000 m

Autonomie de vol : environs 30 minutes

Température de fonctionnement : de 0 à 40°

Positionnement satellite : GPS et Glonass

Précision du positionnement satellite : verticale +/- 1 mètre avec le Vision Positiong, +/- 50 cm avec seulement le GPS. Horizontale +/- 30 cm avec le Vision Positioning, +/- 1,5 m avec seulement le GPS.

Nacelle

Stabilisation : 3 axes (pitch, roll, yaw)

Angle de contrôle du Tilt: -90°C à +30°

Vitesse Max. de contrôle : 90°/s

Précision : à + ou -0.03°

Caméra

Capteur : 1″ CMOS EXMOR 20MP

Focale : 8.8 mm / 24 mm (équivalent 35 mm format), f/2.8 – f/11

Plage ISO vidéo : 100 – 3200 (Auto); 100 – 6400 (Manuel)

Plage ISO photo : 100 – 3200 (Auto); 100- 12800 (Manuel)

Autofocus : de 1m à l’infini

Résolution : vidéo 4K à 60 fps (maximum) et photo à 20 MPx

Obturateur mécanique : 8 – 1/2000 s

Obturateur électronique : 8 – 1/8000 s

Taille d’image max : 

  • 3:2 (5472 × 3648 px)
  • 4:3 (4864 × 3648 px)
  • 16:9 (5472 × 3078px)

Format vidéo : .mov & .mp4

Format photo : Jpeg & Raw DNG

Mode photo : Photo simple, Rafale (3/5/7/10/14 images), Par interval (2/3/5/7/10/15/30/60s)

Format supportés : FAT32 (? 32 GB), exFAT (> 32 GB)

Codec supportés : AVC/H.264?HEVC/H.265

Débit : 100 Mb/s

Température de fonctionnement : 0°C à 40°C

Stockage : Carte mémoire MicroSD

Microphone : Non

Compatibilité matériel : Android et iOS

Radiocommande

Fréquence du signal: 2.400 – 2.483 GHz et 5.725 – 5.85

Puissance signal : 17 dBm en 2.4 GHz et 14 dBm en 5.8 GHz (norme CE) 

Batterie : LiPo 2S 6000 mAh rechargeable

Température de fonctionnement : 0°C à 40°C

Sortie Vidéo : HDMI et USB

Support pour appareil mobile : Oui, ajustable à la taille de l’écran

Température de stockage: de 0°C à 40°C

Autonomie : 6 heures

Batterie intelligente

Capacité : 5870 mAh

Voltage : 15,2 V

Type : LiPo 4S

Puissance : 89,2 Wh

Poids net : 468g

Température de chargement : -10°C à 40°C

Puissance chargement max : 100 W

Chargeur

Voltage : 17,4 V

Puissance : 100 W

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